Définition : Anépigraphe

En numismatique, on dit d’une monnaie qu’elle est anépigraphe lorsque celle-ci ne présente aucune légende. Cet adjectif peut qualifier aussi bien la monnaie elle-même que l’une de ses faces. Ainsi, on peut avoir un avers ou un revers anépigraphe. Dans ce cas, la face concernée ne comporte pas d’écriture. Elle peut cependant présenter une forme géométrique ou un portrait. C’est le cas de l’avers anépigraphe avec la tête laurée de Jules César sur le dernier antique Romain à l’effigie de l’empereur. On retrouve aussi de nombreux exemples de monnaie présentant un avers ou un revers anépigraphe parmi les monnaies grecques antiques.

En conclusion, on peut donc déduire de cette définition d’anépigraphe qu’une monnaie anépigraphe ne porte aucune inscription sur ses deux faces. Elle dispose d’un avers anépigraphe et d’un revers anépigraphe. C’est le cas généralement des pièces très anciennes. On peut notamment citer la Calabre, nomos, Tarente, présentant en avers la Tête diadèmée qui est tourné vers la gauche et au revers un cheval qui se fait couronner par son cavalier. Cette pièce a été frappée vers 281 à 228 avant Jésus-Christ. On retrouve aussi dans le lot tétradrachme Siculo-punique frappée entre 350 et 315 avant Jésus-Christ. Cette pièce en argent dispose d’un avers anépigraphe avec la tête couronnée de roseaux de Perséphone tourné vers le côté droit. On peut aussi distinguer une tripe pendante d’oreilles et un collier de perles à son cou. Au revers, se dresse derrière un palmier un cheval marchant vers la droite avec la patte droite levée.

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