Définition : L’or et ses alliages

Dans l’industrie de l’orfèvrerie et de la joaillerie, l’alliage est le mélange de deux ou plusieurs métaux réalisé dans des proportions variables selon l’amélioration recherchée. En effet, il s’agit le plus souvent de former une combinaison qui tire parti des propriétés (résistance, immuabilité ou simplement couleur) des différents métaux entrant dans la composition de l’alliage. Si vous en savez plus sur les alliages d’or utilisés en joaillerie, vous pouvez vendre de l’or de manière sereine et éclairée.

Par définition, un alliage est simplement un mélange de différents métaux. Il s’agit donc le plus souvent d’un métal précieux primaire comme l’or allié à un ou plusieurs métaux précieux secondaires (comme l’argent) ou semi-précieux (comme le cuivre). Afin d’acheter ou de vendre de l’or, il est important que de déterminer dans quel alliage il a été fabriqué. Ce paramètre affirme le degré de pureté et donc une valeur à attribuer à la pièce.

L’or et ses principaux alliages

Les alliages les plus connus sont associés à l’or. Son immuabilité et sa très grande résistance à la corrosion sont les principales propriétés étonnantes de l’or. Il possède aussi d’autres propriétés comme la malléabilité et la ductilité. Si celles-ci sont prisées pour certains usages, elles doivent être compensées lorsque le métal précieux est utilisé pour fabriquer des bijoux.

En effet, si l’or était utilisé à l’état pur pour faire des bijoux, il se déformerait au moindre choc. Par conséquent, il doit être combiné avec un autre métal précieux pour donner à l’alliage une propriété que l’or n’a pas, pour lui permettre de rester non déformé.

À cette utilisation, essentielle en joaillerie, s’ajoute une finalité esthétique, notamment celle de donner à l’or une autre couleur. Par exemple, l’or 18 carats, qui contient 75 % d’or et 25 % d’autres métaux pour donner de la résistance à la gemme dont nous parlons. Il peut avoir différentes couleurs selon le dosage de la gemme, 25 % d’autres métaux.

Lorsque cet or pur à 75 % est associé à 12,5 % d’argent et 12,5 de cuivre, on obtient une couleur jaune doré. Celle-ci est bien connue et très appréciée par de nombreux consommateurs.

Lorsqu’il est combiné avec du cuivre à 25 %, le mélange produit une substance connue sous le nom d’or rouge. L’or rose peut être obtenu avec 9 ou 10 % d’argent et 15 ou 16 % de cuivre. L’or vert peut être obtenu avec 25 % d’argent.

En un mot, les mélanges sont infinis, et nous ne parlons ici que de 750 parties pour mille d’or, alors qu’il existe des fabriqués à partir de bien d’autres mélanges, surtout depuis que la loi a été réformée.

Les alliages et la législation française

La loi du 4 janvier 1994 a réformé spécifiquement les alliages d’or, d’argent et de platine. En ce qui concerne l’or, on sait qu’avant cette date, seules les « œuvres » en or 18 carats (soit 750 parties pour mille) ou 22 carats (916 parties pour mille) étaient conçues avec des alliages légaux sous licence.

À partir de cette date, deux nouveaux alliages (apparemment plus faibles) sont légalement reconnus et peuvent être commercialisés par les joailliers : les alliages 14 carats (ou or mesure 585 parties pour mille) et 9 carats (ou or mesure 9 parties pour mille).

Cependant, une nuance est apparue dans leur valeur faciale. En effet, seul l’or 18 carats peut donc être désigné par les joailliers sous l’appellation « or », tandis que les alliages inférieurs doivent être commercialisés sous l’appellation « alliage d’or ».

Avant cette date, il y a de fortes chances que votre gemme soit en or contenant au moins 18 carats. S’il n’est pas trop usé, vous devriez pouvoir trouver, généralement à l’intérieur de la gemme (anneaux, bagues avec marquages), un petit trou qui assure la teneur minimale de votre gemme avec une aiguille de type précieux. En effet, les bijoux doivent être poinçonnés à l’aide d’un poinçon correspondant à leur teneur minimale en or ;

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