Définition: Aureus

Aureus ou denier d’or était une pièce d’or romaine. Son problème, de nombreux volumes sous la République, devint régulier à partir de Jules César et d’Auguste (fin Ier siècle av. J.-C.), et se poursuivit sous l’Empire, équivalant alors à 25 deniers d’argent, soit 100 sesterces. Aureus a à peu près la même taille que le denier, mais il est plus lourd en raison de la densité plus élevée de l’or que de l’argent. Après la crise du IIIe siècle et l’effondrement du système monétaire, elle est remplacée au début du IVème siècle par la pièce d’or. L’Aureus n’a jamais été une unité de compte impériale, basée principalement sur le système cuivre/argent, jusqu’au 4ème siècle apr. J.-C..

L’aureus, sous la République

Les affaires monétaires romaines débutent au IIIe siècle avant J.-C. et sont limitées aux attaques de carte d’atout bronze. L’or provenant du butin et des réparations de guerre n’était pas frappé et était conservé au Trésor public (Ærarium). Selon les besoins financiers de l’État, les réserves d’or étaient vendues contre de l’argent frappé, dans un rapport de 1 à 12. La Seconde Guerre punique (218 201) avec des ressources financières considérables obligea à attirer les réserves de métaux précieux. Ainsi, Rome a publié des deniers en argent et plusieurs séries d’aurei, avec les caractéristiques suivantes :

— Avers : tête de Mars casqué

— Inversé : aigle tenant le tonnerre

— Valeur de signe : XX (20 as), XXXX (40 as), LX (60 as).

Après la guerre punique, le denier continue tandis que les frappes aurei sont suspendues. Les guerres victorieuses des IIe et Ier siècles avant J.-C. ont fourni au trésor romain de grandes quantités d’or, qui ont continué à être conservées en réserve ou échangées contre de l’argent.

Dans les années après 87 av. J.-C., et à quelques exceptions près, Sylla continua d’émettre des pièces d’or lors de sa campagne en Grèce : rejeté par le Sénat et privé de soutien financier, il s’empara du trésor des sanctuaires grecs et s’en servit pour émettre des pièces d’or ou d’argent portant leur nom. Une autre émission d’or assez spéciale commémore la statue équestre en or de Sylla, érigée sur le Forum, un honneur qui lui fut accordé par le Sénat en 81 av.  Ces émissions à son nom ou à son image étaient destinées à la propagande personnelle, une innovation dans la monnaie romaine.

L’aureus, à la fin de la République

En 49 avant J. C., Jules César, déclarant que la République était en danger, s’empara des réserves d’or du Trésor Public, qu’il utilisa avec le butin d’or des guerres des Gaules pour ses dépenses militaires elles-mêmes dans les guerres civiles. La frappe des aureus a repris dans les ateliers ambulants suite au mouvement des légions de César, puis à Rome, avec un poids standard équivalent à 1/40 de livre, soit environ 8,16 grammes. Cette pièce, en or pur, est connue sous le nom d’aureus nummus ou denarius aureus, le denier de l’or.

La période qui suit l’assassinat de Jules César aux Ides en mars 44 av. J.-C. trouve la concurrence entre différentes factions, chaque faction mobilise son armée et paie ses soldats avec des pièces d’or. Les fabriques de monnaie qui rivalisaient avec celle des Romains se multiplièrent en Italie, en Gaule, en Afrique romaine, en Sicile, ou se déplaçaient avec le mouvement des armées. Chaque chef de faction avait son effigie et ses symboles marqués : le trio d’Octave, fils adoptif de César, et Marc-Antoine, Césaricides Brutus et Cassius, fils de Pompée Sextus Pompée. Reste l’unique propriétaire de l’Empire après sa victoire finale en 31 av. J.-C., Octavien va réorganiser le système monétaire.

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