Généralités sur la Bretton Woods

Accords signés après une conférence monétaire qui s’est tenue en juillet 1944 à Bretton Woods — New Hampshire, USA — entre 44 pays établissant un système monétaire basé sur la libre convertibilité des monnaies et des taux de change fixes. Le dollar lui a été consacré, dont la valeur était fixé par rapport à l’or. Ces accords ont également donné naissance au Fonds monétaire (F.) et à la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (B.I.R.D.), plus connu sous le nom de Banque mondiale. Les accords de Bretton Woods ont été remplacés par les accords de la Jamaïque en janvier 1976.

Présentation

Le but initial des accords de Bretton Woods était de créer une organisation monétaire mondiale et la promotion de la reconstruction économique et du développement des pays touchés par la guerre. Trois semaines de débats ont été utiles pour la signature de ces accords. 730 délégués de 44 pays alliés ont participé à ces débats. Egalement, un observateur de nationalité soviétique était présent.

Les deux acteurs principaux de cette conférence sont John Maynard Keynes (dirigeait la délégation britannique) et Harry Dexter White (sous-secrétaire au Trésor des États-Unis) ont tous deux préparé un plan directeur. Le plan keynésien a été rédigé en 1941 et préparé pour un système monétaire mondial basé sur une unité de réserve non étatique, le bancor. La partie américaine a appuyé la fonction essentielle du dollar américain et a plutôt demandé la mise en place d’un fond de stabilisation construit sur les dépôts des États membres et d’une banque de reconstruction d’après-guerre.

La proposition de White a donc été prise en compte. Elle a permis à l’organisation du système monétaire mondial autour du dollar américain, avec un prix nominal de l’or.

Naissance de deux organismes

Au cours de cette conférence, deux organisations ont été fondées et sont toujours actives : La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), aujourd’hui appelée Banque mondiale. Quatre autres institutions la constituent :

– L’Association internationale (IDA), qui a été fondée pour lutter contre pauvreté en apportant assistance, financement et conseils aux États en difficulté, à la société financière internationale (SFI), à l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) et au Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Il y a aussi le Fond monétaire international (FMI). Une troisième organisation aurait dû être créée pour être responsable du commerce international. Mais sans accord, il ne verra le jour qu’en 1995, avec la formation de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) après les négociations de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT).

L’étalon-or

Depuis la révolution industrielle, le système monétaire international repose principalement sur l’or. Toutes les monnaies ne sont pas convertibles, mais avec la sphère d’influence et le rôle décisif de la livre sterling, l’étalon-or a permis la formidable croissance du commerce et des échanges internationaux sans la grande crise.

Cet étalon-or a garanti la confiance dans les monnaies émises avec du papier-monnaie jusqu’aux deux guerres mondiales qui ont causé de grandes difficultés financières aux nations en créant de l’argent, ou « imprimer de l’argent. », produisant de l’inflation et donc de l’hésitation à l’égard du papier-monnaie. Dans des cas extrêmes au début du 10ème siècle, la parité orbitale a été abandonnée et a provoqué une hyperinflation.

Pour John Maynard Keynes, l’étalon-or n’était pas un système autorégulateur qui dépendait de la volonté politique de respecter ses règles et aussi de la capacité d’une nation puissante à les faire respecter. Après 1914, cependant, la Grande-Bretagne ne pouvait plus se permettre ce rôle, et les États-Unis non plus. De plus, l’étalon-or est basé sur des ajustements pour les pays présentant des déficits de la balance des paiements. Cependant, Keynes — et c’était l’un de ses buts à Bretton Woods — souhaitait que le rééquilibrage soit entrepris à la fois par les pays déficitaires et excédentaires.

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