Le Krugerrand

Magnifiquement poinçonnée à l’envers avec une gazelle printanière reconnue par les amateurs de numérologie : fabriquée en Afrique du Sud, la pièce Krugerrand la plus populaire a une valeur faciale de 1 once d’or. Sa popularité et sa grande liquidité en ont fait l’une des pièces d’or préférées des investisseurs depuis les années 1970.

Histoire

Les premières pièces d’or du Krugerrand ont été frappées en 1967. Son nom vient du président de la République d’Afrique du Sud Paul Kruger, célèbre pour ses opinions indépendantes, qui fut au pouvoir de 1883 à 1902. Le but principal de la création de ces pièces est de promouvoir la thésaurisation privée de l’or, c’est-à-dire l’épargne personnelle au-delà des circuits économiques traditionnels (comptes bancaires).

Krugerrand et la crise de l’or en Afrique du Sud

La création du Krugerrand en particulier s’est produite après que les États-Unis ont abandonné l’étalon-or en 1971. En effet, à la fin des années soixante, 75 % de la production de West Gold est née en Afrique du Sud : l’abandon américain de l’étalon-or a fragilisé l’économie sud-africaine, qui est toujours considérée par ce système comme le producteur d’or majoritaire. La création d’une pièce de faible valeur apparaît donc comme la solution la plus directe pour relancer la publicité sur l’or, en la rendant accessible aux petits épargnants.

Krugerrand et l’économique mondial

Au cours des années 1970, la demande pour le Krugerrand a explosé et les pièces sud-africaines ont dominé 90 % du marché mondial des pièces d’or. D’abord destiné aux citoyens sud-africains, Krugerrand s’est ensuite fait connaître dans le monde entier, notamment auprès des particuliers américains, qui se sont alors vu interdire de posséder des lingots d’or. Sa valeur est fixée exclusivement sur le prix de l’or, ce qui le rend plus attractif par rapport aux autres pièces d’investissement étrangères, dont les taux de change font grimper les prix.

Cependant, en 1980, les pays occidentaux ont imposé des sanctions économiques internationales à l’Afrique du Sud, où régnait encore le régime de l’apartheid. Introduites en 1994, ces sanctions feraient temporairement planter la production de Krugerrand, puis reprendraient les opérations sans jamais retrouver son rythme d’origine.

Valeur par rapport au prix de l’or

Bien que la monnaie du Krugerrand ait cours légal, elle n’a pas de valeur faciale : il n’y a donc pas de valeur d’atelier sur la pièce, contrairement aux pièces de 1 ou 2 euros. Par conséquent, liée au prix de l’or, sa valeur est mesurée en poids en grammes d’or. La pièce originale d’une once a été émise en 1980 sous forme de pièces d’une demi-once, d’un quart d’once et de dix onces.

La composition du Krugerrand

Fait d’or 22 carats, le Krugerrand n’est pas de l’or pur, il en contient environ 916 ‰ : soit 11 parts d’or pour 1 cuivre. À partir de là, il prend une couleur légèrement orangée. Cet alliage a été choisi pour lui donner plus de rigidité et éviter qu’il ne se raye ou ne s’abîme trop facilement.

Cependant, bien que les pièces Krugerrand semblent être d’une pureté inférieure à celle des autres pièces, elles contiennent toujours leur valeur en or. Ainsi, une pièce d’une once contient une once de métal précieux, plus du cuivre, avec un poids en grammes légèrement supérieur à sa valeur.

Pièce préférée des investisseurs

En tant que pièce la plus populaire et la plus utilisée au monde, le Krugerrand est considéré par les experts comme une valeur d’investissement sûre, en raison de sa popularité, de sa facilité de revente et de l’absence de TVA à l’achat. 54 millions de pièces d’or Krugerrand seraient en circulation aujourd’hui, ce qui les rend faciles à échanger et donc idéales pour l’achat et la vente. Avec le prix d’achat le plus proche du marché de l’or, le Krugerrand est donc l’une des pièces les plus populaires pour investir dans l’or.

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