Définition : Poinçon de garantie

Les poinçons de garantie ont été pensés pour spécifier les métaux précieux et les taux des métaux fins. Ils garantissent l’authenticité des métaux précieux et leurs intensités dans le bijou en question.

Les bijoutiers professionnels sont soumis à une réglementation stricte pour garantir les métaux précieux et leur provenance, par le biais des poinçons. Tous les ouvrages en or, en argent ou en platine doivent être marqués de deux poinçons : le poinçon du fabricant (ou de l’importateur) et le poinçon du titre de l’ouvrage, appelé aussi poinçon de garantie.

En France, tous les ouvrages qui sont commercialisés, même si elles ont été façonnées à l’étranger, sont dans l’obligation de respecter les normes légales, attestées par les signes de garantie :

  • or : 999, 916, 750, 585 et 375 millièmes
  • argent : 999, 925 et 800 millièmes
  • platine : 999, 950, 900 et 850 millième

Les caractéristiques du poinçon de garantie

Pour la France, il est possible de choisir qui va mettre le poinçon de garantie sur les ouvrages. En effet, il peut être apposé par le professionnel concerné, le bureau de garantie ou un organisme de contrôle agréé. Techniquement, l’application du poinçon de garantie s’effectue en apposant un poinçon métallique fabriqué par la Monnaie de Paris ou en marquant au laser un poinçon sur autorisation de la direction des douanes et après mise en place d’un protocole de sécurité informatique.

Il y a plusieurs ouvrages qui doivent être dispensés du poinçon de garantie : 

  • celles qui sont en or et en platine ne pesant pas plus de 3 grammes, et celles en argent en moins de 30 grammes (tout en devant être aux titres légaux et marqués du poinçon de fabricant ou de responsabilité)
  • Celles qui ont été commercialisées avant 1838 et si elles ont été mises sur le marché après cette date alors, elles doivent comporter d’anciens poinçons français de garantie
  • celles qui contiennent de l’or, de l’argent ou du platine et d’un poids ne dépassant pas les titres légaux
  • celles qui ne peuvent pas supporter l’empreinte des poinçons sans détérioration
  • Aussi, celles qui proviennent d’un pays de l’Espace économique européen (EEE) ou de la Turquie, disposant déjà l’empreinte et du poinçon de fabricant ou du poinçon de responsabilité, et d’autre part, du poinçon de titre enregistrés.

Les avantages du poinçon de garantie

Depuis l’Antiquité romaine, les poinçons ont été déjà sollicités. En effet, déjà pendant cette période, les fabricants avaient l’obligation de prouver la qualité du métal qu’ils ont utilisée sur leurs ouvrages. De ce fait, le poinçon était le système qui pouvait répondre à cette exigence. Au fil des années, l’usage du poinçon change. En plus d’attester le métal et son titre, il vient aussi montrer dans quelle province le bijou a été façonné.

Pour chaque achat de bijoux en or, la marque sera affichée. De plus, et à titre informatif, pour affirmer qu’un bijou est en or, il faut qu’elle en contienne au moins 333,3 millièmes soient 8 carats. Le poinçon qui y correspond est simplement 333. Pour 9 carats ou 375 millièmes, on rencontre le signe « trèfle ». Les « coquilles Saint-Jacques » attestent qu’un bijou en est titré à 583,5 millièmes, c’est-à-dire 14 carats.

Pour l’or 750 millièmes ou 18 carats, on peut voir un poinçon « tête d’aigle ». Très populaire, il est utilisé depuis 1919 en France. Cependant, les têtes d’aigle sont également utilisées pour des puretés moins courantes telles que 820, 840, 750.

Pour représenter la pureté ultime de l’or, 999 millièmes ou 24 carats, le bijou doit être apposé du poinçon « hippocampe ».

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